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Au fil des ans, le procédé de fabrication ne cessa de s’améliorer et l’apparition de moules gravés élimina définitivement cette opération fastidieuse.

De nombreux fabricants investirent alors le marché, proposant différents modèles de balles, ornés de motifs divers. Les balles flottantes firent leur apparition. De nouvelles améliorations permirent par la suite aux joueurs de frapper leur balle pendant plus de six mois, ce qui représentait un progrès considérable. En effet, la balle souffrait depuis son origine du phénomène de fragmentation. Les règles étaient d’ailleurs explicites à ce sujet : " Si la balle se désagrège en plusieurs parties, une autre balle peut être déposée là où repose la plus grosse partie ".

Les balles en gutta-percha usagées étaient souvent restaurées par les golfeurs qui n’avaient pas les moyens de les remplacer. Pour les remodeler, on portait à ébullition les anciens morceaux jusqu’à ce que le mélange soit fluide. Avec des gants en cuir, il était possible de rouler à la main les blocs de gutta-percha ou de les placer entre deux planches. Pour les empêcher de coller, on rajoutait de l’huile de lin. L’opération se poursuivait jusqu’à l’obtention d’une sphère plus volumineuse que le modèle définitif, car en séchant, les balles rétrécissaient. Quelques semaines plus tard, elles pouvaient être peintes. L’ère du caoutchouc

La balle dure en gutta-percha domina longtemps le marché mais fut ensuite remplacée par un modèle à noyau en caoutchouc, créé aux Etats-Unis. Coburn Haskell fut à l’origine de cette nouvelle balle, constituée de plusieurs mètres d’élastique entourant un noyau central en caoutchouc dur de la taille d’une bille, le tout étant revêtu d’une couche de gutta-percha.

Les premiers temps, elle suscita une certaine méfiance car, en dépit de sa fermeté, elle n’était pas aussi dure que les balles traditionnelles. Néanmoins son efficacité incontestable, conduisit les golfeurs à réviser rapidement leur jugement. La balle de golf moderne était née.

En 1902, Alex Herd remporta le British Open avec une balle conçue par Haskell. Dès lors, la plupart des firmes britanniques et américaines de pneus et de caoutchouc orientèrent leurs activités afin d’être les plus rapides à inonder le marché de millions de modèles identiques. En 1910, plus de cent cinquante fabricants proposaient leurs différents modèles de balles.

D’autres matériaux que le caoutchouc furent testés pour former le coeur de la balle tels que les noyaux liquides, les roulements à billes ou le mercure. Elle fut également recouverte de matières diverses, comme la ronce sauvage, ou ornée de motifs divers et variés en forme de mailles, de treillage, d’alvéoles ou de stries triangulaires. L’apparition de cette nouvelle balle entraîna divers réaménagements sur les links et les parcours. Les trous et les départs durent être reculés et de nombreux obstacles, principalement les bunkers de fairways, furent déplacés.

La matière de l’enveloppe changea, le gutta-percha étant remplacé par le balata, une gomme rigide extraite d’un arbre tropical et utilisée dans l’industrie pour la fabrication des courroies, des joints et des tuyaux.

En 1912, la Dunlop 31, la première de ces balles lourdes et fermes fit son apparition sur le marché. Son nouveau comportement dynamique permettait aux joueurs de l’expédier plus loin que dans le passé. Depuis, aucun fabricant n’a véritablement révolutionné le marché de la balle de golf. Cependant, l’apparition de nombreux matériaux nouveaux et les progrès dans l’étude des comportements aérodynamiques, améliorent sans cesse le touché et la portée des coups de golf. Il est à peu près certain que dans quelques décennies, les innovations technologiques permettront à un simple amateur de driver aussi loin qu’un Daly ou un Woods actuel.

 
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