•   Balles

    Les tout premiers projectiles, de ce qui n’était pas encore connu comme étant le jeu de golf, étaient en bois. Ce n’est qu’à partir de 1600 que le golf a vraiment pu être associé à une balle proprement dite. Importée des Pays-Bas, elle ressemblait à une petite bourse de cuir ronde, remplie de diverses matières. Cette dernière devait s’imposer jusqu’au milieu du XIXème siècle. La fabrication de la balle en cuir nécessitait la taille de peaux de taureau tannées très résistantes. Elles étaient découpées en trois ou quatre bandes ou lobes cousus ensemble puis retournés. Une petite fente était prévue pour remplir la balle. A l’époque, certaines offraient des finitions grossières, car elles contenaient souvent du poil, de la laine ou du gros fil.

    Vers 1630, la bourse de cuir était presque exclusivement rembourrée avec des plumes de canard ou d’oie. Ces dernières étaient bouillies afin de les ramollir et de les rétrécir. Le cuir était trempé au préalable dans une solution dans de l’eau additionnée d’alun. Les plumes étaient ensuite introduites dans l’enveloppe étroitement cousue avec un fil à peine visible. En séchant, la peau se rétractait alors que les plumes prenaient du volume. La régularité de la balle était directement liée à l’habilité de l’artisan. Etant donnée la lenteur du procédé, ce dernier ne pouvait en produire que quatre à cinq par jour.

    Les joueurs préféraient bien entendu utiliser des balles neuves et dures, et il est attesté que certaines furent propulsées à plus de 300 mètres. Cependant, elles résistaient mal à l’humidité : les plumes absorbaient l’eau ce qui alourdissait la balle et réduisait son efficacité. Pour les joueurs les moins expérimentés, un seul coup tapé avec la lame d’un fer, suffisait à en faire éclater les coutures. La balle en plume fut par la suite concurrencée par celle en gutta-percha (substance dérivée du latex), qui finit par la supplanter définitivement.

    C’est en 1845 que le révérend docteur Paterson eut l’idée d’utiliser du gutta-percha, trouvé dans un carton d’emballage provenant d’Orient, afin de fabriquer une balle.

    Dès le début des années 1840, les substances en caoutchouc, importées sous forme de rubans, avaient été testées en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis pour un usage industriel. Cette nouvelle expérience incita le docteur Paterson à déposer un brevet s’appliquant à la fabrication d’une balle de golf. Une fois le brevet déposé, d’autres personnes revendiquèrent l’invention et, aujourd’hui encore, l’identification du fabricant de la première balle en gutta-percha soulève de nombreuses polémiques. Qu’elle qu’en soit l’origine, cette balle s’implanta peu à peu sur le marché et vers 1848, on l’utilisait sur bons nombres de parcours.

    Les premiers essais furent assez déroutants. Les choses allèrent mieux lorsque l’on comprit qu’en martelant la surface de la balle, elle était beaucoup plus facile à contrôler. Les premiers spécimens en gutta-percha, ainsi façonnés, se firent connaître sous le nom de : " martelés à la main ".

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